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Acharya Dayananda Profil
J’ai été invité à écrire un article sur moi-même et ma relation avec le Kriya yoga pour le Journal du Kriya Yoga, numéro 72, hiver 2012
Enfance
Je suis née le 17 décembre 1953 à Montréal dans la province de Québec au Canada. Déjà petit enfant j’étais attiré par tout ce qui était spirituel. Mes parents et surtout mon grand-père paternel était très religieux. Il ne manquait pas une occasion de faire de long pèlerinage ou de pratiquer la prière. Il était membre du Tiers Ordre Franciscain et était sculpteur à ses heures. Il a réalisé de nombreuses sculptures religieuses, de Saints, de Jésus, d’Évangélistes et des sculptures sacrées, qu’il sculptait pour des églises, des amis ou pour lui-même. Il a même sculpté un rosaire à gros grains et sur chaque grain il y avait une scène spirituelle, c’était une œuvre magnifique. Ma relation spirituelle avec lui à débuter lorsque j’avais à peine trois ans. Je fuyais le domicile pour me rendre chez lui qui habitait juste derrière chez moi, car j’aimais l’écouter me raconter la vie des Saints de l’église catholique comme Saint François D’Assise et le frère André pour qui il vouait une dévotion particulière.
À 6 ans, quand on me demandait ce que je voulais faire quand je serai grand, je répondais « je veux être un moine marié ». Ce qui n’existait pas dans le Catholicisme. On ne peut rien faire quand l’intérêt est là il est là pour toujours. Comme on peut lire, dans le livre, La voix de Babaji; ‘’On ne peut bénéficier de quelque chose si on n’est pas prêt à le recevoir. Toute croissance vient de l’intérieur.’’ Plus tard, il comblera mon besoin de connaissance spirituel en me donnant et prêtant de nombreux ouvrages religieux. Enfant, j’aimais réciter des prières et plus tard vers l’âge de treize ans, lors d’un rêve une déesse m’apparut et m’enseigna le mantra Om Namo Bagavathe Vasu Devaya. À cette époque, je ne connaissais pas son origine ou sa signification, mais je le récitais sans cesse pour le plaisir. J’ai depuis ce jour, toujours aimé pratiquer la récitation de mantras et je ne fais aucun effort pour les réciter. C’est comme une séconde nature.
La recherche spirituelle
Ma mère devînt Témoin de Jehovas quand j’avais dix ans et à partir de ce moment j’ai lue tout ce qui me tombait sous la main en relation avec ce groupement. Quelques années plus tard, j’ai alors commencé à comparer les religions entre elle. Ma mère sans le savoir venait de m’ouvrir la porte sur l’ensemble des religions, éveillant en moi une curiosité insatiable ainsi qu’une soif de vérité.
À quatorze ans, je lisais autant sur le Bouddhisme, l’Islam, l’Orthodoxie, le Christianisme ainsi que l’Hindouisme et je débutais la pratique de la méditation, la relaxation et les sorties Astral. Je voulais démontrer, que peu importe la religion c’est l’homme qui fait la différence et que Dieu est le patron absolu qu’on ne peut limiter à un livre, une région du globe un peuple et une religion. Étant de religion catholique, j’entendais autour de moi, que Dieu avait écrit un seul livre; la Bible. Alors que je voyais que plusieurs personnes ordinaires écrivaient une somme colossal de livre, pour moi, Dieu ne pouvait être si petit. Je compris alors que dans tous les véritables traités d’ascétisme et mystique chrétien ou autres que je lisais, on disait la même chose sur la pratique, la maitrise du mental, l’auto examen, et que tous conduisaient au même but, Le Divin, mais que chacun employait des noms différents, Dieu, Soi, Âme, Suprême et autres. Ce fût pour moi le début de ma recherche de la Vérité.
Kriya Yoga
Début des années 80, j’ai lu le livre, Autobiographie d’un yogi et me suis inscrit au cours par correspondance de la S.R.F. J’ai fait partie de ce mouvement et de bien d’autres durant de nombreuses années. En 1983, un ami m’invite à me rendre à une pratique de Yoga sur la rue Querbe à Montréal. C’est là que j’ai rencontré pour la première fois un véritable yogi qui selon moi était sorti de la théorie et mettait en pratique les enseignements de son maître. Peu importe les questions posées il me ramenait sans cesse à l’importance de la pratique, il n’avait qu’une réponse en bouche et c’était, pratique, pratique et rien d’autre. Son nom était Govindan, maintenant connu sous le nom de Satchidananda. À l’époque il était vètu dans des tissus Indien comme Mahatma Gandhi, ce qui n’était pas chose courante au Québec. Il donnait ses satsangs même quand j’étais seul avec lui. Enfin une personne vrai et authentique qui vivait dans la simplicité et le dépouillement. Avant d’être un bon maître il faut être un bon disciple et c’est exactement ce que ce yogi a fait et je suis là pour témoigner de la dévotion à son gourou, S.A.A Ramaiah. Aussi incroyable que cela puisse paraitre à cette époque, il avait une très belle voix, juste et forte par-dessus le marché, ce qui nous faisait apprécier les mantras et les chants sacrées.
Plus tard, en novembre 1986 mon garçon de 9 ans est décédé dans l’incendie de la maison. Ce fut un évènement terrible mais malgré la douleur j’ai quand même reçu ma première initiation au Kriya Yoga de Babaji en décembre 1986 à Washington par Yogi S.A.A Ramaiah .Il m’a dit qu’il a perdu son épouse en Inde. Il m’a dit que c’était malgré tout un bon signe de tout perdre par le feu car le feu est une force purificatrice. Ma rencontre avec lui et son initiation m’ont aidé à traverser cette période difficile de ma vie. En novembre de l’année suivante, j’ai été initié au second niveau à Yuma en Arizona toujours par Yogi S.A.A Ramaiah. Depuis j’ai répété plusieurs fois les initiations et jamais je n’ai cessé de mettre en pratique ses enseignements. Le 24 juin 2007 j’ai été reçu Acharya de l’Ordre des Acharyas du Kriya Yoga de Babaji sous la direction de Satchidananda.
Récemment
En 2005, suite à mon premier voyage en Inde j’ai eu l’impression d’être retourné chez moi après une longue absence et ce fût formidable de me retrouver dans un pays où la spiritualité est omniprésente. En 2009, j’ai quitté mon emploi comme contrôleur à la STM une compagnie de transport publique et j’ai plongé dans un nouveau travail en compagnie de ma conjointe. Elle était propriétaire d’une Ressource Intermédiaire, qui accueillait des personnes en perte d’autonomie physique et ensemble, nous l’avons transformé afin d’accueillir une clientèle de personnes en perte d’autonomie cognitive de type Alzheimer pour laquelle la demande est grandissante. Ce travail à demandé une implication totale de notre part. Nous travaillions parfois de longues heures et ce durant plusieurs mois afin de rendre le projet à terme et fonctionnel. L’aventure à été magnifique à plusieurs niveaux. Cette expérience m’a fait comprendre les paroles de Lord Krishna lorsqu’il dit dans la Bhagavad Gita : »Faites votre devoir mais laissez-moi le fruit de vos actions ». Les gens qui souffrent de cette maladie ne vous reconnaissent pas personnellement et le travail est à refaire chaque jour sans aucune reconnaissance et c’est très bien ainsi. Être auprès de ces gens nous incite à vivre dans l’instant présent.
Aujourd’hui
Maintenant ma conjointe et moi avons pris la décision de vendre la Résidence afin d’entamer une nouvelle étape de notre vie et d’un commun accord nous avons acheté un terrain à 250 mètres de l’ashram, où nous bâtirons notre maison et irons y vivre en prenant en charge une partie des activités de l’ashram au Québec.
Depuis ce moment, je consacre mon temps à partager la connaissance spirituelle et la sagesse par, l’enseignement, les conférences, les séminaires et autres actions. À travers le Kriya Yoga de Babaji, je souhaite partager mon humble expérience. Mon vœu le plus profond est que la voie spirituelle soit claire dans l’esprit des gens et que les nombreux détours soient évités pour eux. Selon moi la spiritualité doit être ouverte sur le monde, sans frontière de race, religion, couleur, pays etc.
Le but de l’existence est de se consacrer totalement à devenir l’instrument parfait du Divin, en réalisant le soi personnel et pour enfin se fondre dans le soi universel. Notre seul obstacle est l’égo qui n’est rien d’autre que l’identification au corps et aux pensées issues du mental inférieur. Dans les méandres de la vie il ne faut pas oublier que seul le soi existe et que rien ne peut l’affecter ou le détruire et que finalement la vérité est omniprésente autour de nous et en nous. Nous n’avons qu’à la saisir, rien n’a jamais été caché.
OM KRIYA BABAJI NAMA AUM OM TAT SAT
Vous pouvez contacter Dayananda à l’adresse suivante: Dayananda
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